L'emploi du subjonctif après « bien que »

La communauté Les Cerises 2 min de lecture

La locution conjonctive « bien que » introduit une proposition subordonnée de concession. En français correct, elle demande systématiquement l’emploi d’un mode spécifique : le subjonctif.

La règle générale

Quel que soit le contexte ou le degré de certitude, le verbe qui suit bien que doit être conjugué au subjonctif.

À éviter
Bien qu’il fait beau, nous restons à la maison. (L’indicatif « fait » est incorrect ici).
Correct
Bien qu’il fasse beau, nous restons à la maison. (Subjonctif présent du verbe faire).

Les pièges courants

Confusion avec « malgré que »

La tournure « malgré que » suivie du subjonctif est jugée incorrecte ou très familière par l’Académie française (sauf dans l’expression figée « malgré que j’en aie »). Préférez toujours « bien que » ou « quoique ».

À éviter
Malgré qu’il soit malade, il est venu travailler.
Correct
Bien qu’il soit malade, il est venu travailler. (Ou : Malgré sa maladie, il est venu travailler).

Confusion avec « après que »

Contrairement à bien que, la locution temporelle « après que » introduit une action certaine et réalisée. Elle doit donc être suivie de l’indicatif (et non du subjonctif, qui est une erreur extrêmement courante).

À éviter
Il est parti après que nous soyons arrivés.
Correct
Il est parti après que nous sommes arrivés. (Indicatif passé composé).

💡 Moyen mnémotechnique / Astuce

Le moyen mnémotechnique : Si vous hésitez sur le subjonctif après bien que, remplacez par le verbe être ou avoir à la troisième personne. L’oreille fait tout de suite la différence :

  • “Bien qu’il a…” sonne faux → “Bien qu’il ait…” (Subjonctif) !
  • “Bien qu’il est…” sonne faux → “Bien qu’il soit…” (Subjonctif) !
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