La locution conjonctive « bien que » introduit une proposition subordonnée de concession. En français correct, elle demande systématiquement l’emploi d’un mode spécifique : le subjonctif.
La règle générale
Quel que soit le contexte ou le degré de certitude, le verbe qui suit bien que doit être conjugué au subjonctif.
Les pièges courants
Confusion avec « malgré que »
La tournure « malgré que » suivie du subjonctif est jugée incorrecte ou très familière par l’Académie française (sauf dans l’expression figée « malgré que j’en aie »). Préférez toujours « bien que » ou « quoique ».
Confusion avec « après que »
Contrairement à bien que, la locution temporelle « après que » introduit une action certaine et réalisée. Elle doit donc être suivie de l’indicatif (et non du subjonctif, qui est une erreur extrêmement courante).
Le moyen mnémotechnique : Si vous hésitez sur le subjonctif après bien que, remplacez par le verbe être ou avoir à la troisième personne. L’oreille fait tout de suite la différence :
- “Bien qu’il a…” sonne faux → “Bien qu’il ait…” (Subjonctif) !
- “Bien qu’il est…” sonne faux → “Bien qu’il soit…” (Subjonctif) !